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Le nom ‘Rimpa’, ou celui moins utilisé ‘Rinpa’, dans l’histoire de l’art se réfère à un groupe hétérogène d’artistes qui a vécu à différentes époques et produit d’étonnantes peintures, calligraphies, céramiques, laques, dessins sur éventails et kimonos et autres objets.

Le nom Rimpa est inventé après 1800, lors de la publication de 2 ouvrages :

– L’un de Sakai Hōitsu (1558-1637) : « 100 œuvres sélectionnées du répertoire de Kōrin »

– L’autre écrit peu de temps après, par son élève Ikeda Koson (1615-1868) : « Autres 100 œuvres sélectionnées du répertoire de Kōrin ».

La raison de ces publications est que, pendant des années, de nombreuses fausses œuvres de Kōrin ont circulé.

À cette époque, pensant que Kōrin a créé ce style, Hōitsu parle de Kōrin-ha = École de Kōrin à (Ko)Rin-ha à Rin-ha à Rim-pa à ne sachant pas que ce sont Kōetsu et Sōtatsu les premiers à l’avoir présenté 100 ans avant Kōrin.

La peinture à la Rimpa est réalisée sur des objets de tailles différentes : petites boîtes laquées, éventails, portes coulissantes et paravents, kimonos. Aussi, les arrangements Rimpa-Cho Ikebana vont de la taille d’un petit bassin à un grand bassin et même jusqu’à plusieurs bassins alignés.

 

L’ikebaniste commence par de petites compositions en référence à l’Uchiwa, éventail chinois puis poursuit en réalisant des arrangements plus grands en référence à l’Emben ou Sensu, éventail japonais.

 

L’ikebaniste passe ensuite à des compositions encore plus grandes, dans deux bassins, en référence aux décors des portes coulissantes ‘Fusuma’ et des ‘Byōbu’, paravents à plusieurs panneaux.

 

Fusuma : portes coulissantes

                              

 Byōbu : paravents à plusieurs panneaux

 

Exemples de contenants de l’École Ohara et leur disposition, © École Ohara.

 

Le Rimpa-cho Ikebana, bien qu’il puisse être réalisé dans différents contenants, des bassins spécifiques sont créés de forme allongée ou de forme en « éventail japonais ». Avec ces derniers et dans la plupart des cas, le côté concave du vase (comme celui des pierres Suiseki ou du bonsaï) est tourné vers l’observateur/observatrice puisque « le concave accueille », le côté convexe « repousse » est moins utilisé.

Exemples de contenants et les dispositions de l’École Ohara, © École Ohara.

 

 

 

 

D’autres exemples, © École Ohara.